Fifty shades of
Grey. In french, Cinquante nuances de Grey de l'auteur Erika Léonard James est le
livre de la rentrée à ne pas lire, selon la critique littéraire française à l'unanimité.
Disponible en version française depuis le 17 octobre dernier, les journalistes à la communication moqueuse et cynique (c'est la culture à la française... la "french touch
!") prennent tellement plaisir à pourrir ce livre que cela en devient presque suspect !
Mais l'ont-ils seulement lu jusqu'au bout ?
Est-ce parce qu'il s'est vendu à plus de 40 millions d'exemplaires aux US et UK ? A plus de 100.000 exemplaires en France en une semaine (c'est vrai que c'est énervant pour tous ceux qui ne
vendent pas autant et qui aimeraient bien aussi se faire du fric sur le dos des lecteurs...) ? Ont-ils essayé de comprendre pourquoi il a tant plu (au delà du fait que personne n'est dupe, chez
les non initiés, sur son côté aseptisé surtout s'il a tant plu aux US) ?
Je l'ai lu jusqu'au bout et voici ce que j'en ai pensé.
Classé dans la catégorie romance érotique SM, je m'étais dit que cela devait être du SM niveau 1 grand débutant et d'ailleurs je n'attendais rien de ce livre sur ce point. Donc,
effectivement c'est très soft et sur les 551 pages il n'y a réellement que deux scènes qui ont lieu dans la chambre rouge (là où Monsieur Grey range tous ses joujoux...). Toutes les autres scènes
relèvent de la passion amoureuse dans divers endroits ; sous la douche, sur le bureau, le canapé, à l'hôtel, etc. Bref, rien de choquant.
Oui, c'est vrai que l'écriture est insipide, d'ailleurs je ne citerai pas d'extrait (je ne sais pas si cela tient à la traduction, je lirai le tome 2 en V.O. pour avoir un point de
comparaison, ça n'améliorera pas mon niveau d'anglais mais je suis sûre de quasi tout comprendre...). Il y a beaucoup de redondances et vous n'enrichirez pas votre vocabulaire. On a droit à
des "Bordel de merde" et des "Oh mon Dieu !" (en anglais "Oh my god !" que heureusement on n'a pas traduit par autre chose) à toutes les pages.
Anastasia Rose Steele et Christian Grey sont jeunes, beaux et tous les opposent. Elle termine ses études, travaille pour les financer et elle est vierge. Il est chef d'entreprise, richissime
(avec un p'tit côté R. Gere dans Pretty woman) et dominant. Bref, le début d'une histoire à la Harlequin (oui, j'en ai lu ado et alors ! ça pose un problème ?!)
Et pourtant, malgré tous ses défauts, j'ai lu les 551 pages en une semaine sans m'en rendre compte.
Pourquoi ?
D'abord, bien que l'écriture soit à l'eau de rose, je l'ai trouvée rafraîchissante et rythmée. La lecture ne demande pas d'effort particulier de concentration et donc après une journée de boulot
intense ça lave le cerveau. C'est une passion amoureuse et ils sont sans cesse irrésistiblement attirés l'un vers l'autre (c'est une histoire très girly). Les personnages bien que clichés
sont attachants. Anastasia parle souvent avec sa conscience et sa déesse intérieure qui sont sans cesse en opposition. Les protagonistes ont du mal à s'avouer leurs sentiments en face à
face mais se lâchent dans leurs échanges de mails, et là, ça donne une correspondance parfois assez drôle.
Finalement, on se laisse porter par la lecture pour aller jusqu'au bout même si ce n'est pas le livre de l'année (et loin de là). Il change des livres qui veulent tout intellectualiser,
des histoires où tout va mal et où on broie du noir (c'est déjà assez triste comme ça au quotidien avec toutes les merdes qu'on entend à la télé ou la radio !).
Je vous invite également à lire cette critique
intéressante mais surtout très utile pour mieux comprendre le point de vue d'une initiée sur la manière dont est abordée le thème BDSM dans ce livre.
* * *
Si vous voulez vraiment lire une histoire d'amour SM et très bien écrite, je vous conseille Le
manoir de Emma Cavalier (c'est au moins du niveau 4). Pour découvrir l'érotisme à la française (c'est autre chose et du niveau 3 minimum ;-), allez faire un tour dans
mes fiches de lectures pas catholiques.
Une autre sélection de vrais livres érotiques sur ELLE pour sfr.fr. Et aussi, les sites des spécialistes
en la matière, La Musardine et les éditions Blanche.
* * *
A paraître le 03 janvier 2013, Cinquante nuances plus sombres (tome 2) et le 13 février 2013 Cinquante nuances plus clairs (tome 3), EL James (JC Lattès)

La femme de papier, Françoise Rey (Pocket)
Non, les filles ne naissent pas dans les roses.
Pas plus que les garçons dans les choux (sinon ils seraient beaucoup plus nombreux à être constamment à l'Ouest...), et les cigognes ne font pas de trafic d'enfants en provenance de l'Est.
Secrets de femmes, Collectif (Éditions Blanche)
Échanges
virtuels, Marie Godard (Éditions Blanche)
Attention, Achtung, Be careful, la fiche de lecture
qui suit s'inscrit dans la catégorie "pas catholiques" donc, âme sensible passe ton chemin et reviens un prochain matin... on ne pourra pas me reprocher de ne pas avoir prévenu !
Le
manoir, Emma Cavalier.
Les statistiques sont formelles, ce blog attire le
chaland grâce aux sujets vieux comme le monde...
Les petits oiseaux Erotica II, Anaïs Nin (Le livre de poche)
Little birds Erotica, Anaïs Nin (1st edition, 1979)
"Et si, au fond, le sexe et
l'amour, c'était pareil ?"
Métamorphoses Le sexe est un grand maître, Françoise Rey (Pocket).
Aaah
l'Espagne, sa vie nocturne, les espagnols bruns ténébreux (mon fantasme) et... Pedro Almodovar, un de mes réalisateurs préférés (j'ai vu quasi tous ses films, j'ai même un CD avec ses
chansons phares qui révélèrent la sublime Luz Casal).
Cette nuit je suis d'humeur joueuse
! d'humeur coquine. J'avais envie de faire une
Nim... Nin... Au départ, je
m'étais rendue à la librairie d'Aix pour acheter D'Artagnan amoureux de Roger Nimier. Le Folio n°2111 n'était pas en rayon et à côté du Hussard Bleu du même auteur se
trouvait Vénus Erotica d'Anaïs Nin. C'est ainsi que j'ai décidé de l'acheter, frustrée de ne pas avoir trouvé le livre que j'étais venue chercher !
Vénus Erotica,
Anaïs Nin (Le Livre de Poche)
Retard indéterminé, c'était ce qui venait
d'apparaître sur le panneau des trains aux départs 20 minutes avant de partir, à 16h50, en gare TGV de Chessy Marne la Vallée, alors que je finissais le livre
La vie
amoureuse des fées, Franck Spengler (Pocket)
La
photographe, Christophe Ferré (Les éditions du moteur)
